À peu de distance des Cévennes, dans un riche vallon que baigne, avant de et précipiter dans le Lot , la rivière de la Colagne, s'élève Marvejols dont l'origine n'est pas très ancienne.

 

Blason de Marvejols

Marvejols et son histoire

Vue de Marvejols en Lozère

 

Marvejols et son histoirePetit village au commencement du XIème siècle, le plus antique monument que l'histoire nous en ait conservé, c'est une charte, en date de 1060, par laquelle un seigneur de Gévaudan donne une partie de Marvejols à la fameuse abbaye de Saint-Victor de Marseille. Les rois d'Aragon en furent les suzerains. L'un d'eux, en 1258, fit don au roi de France Louis IX d'un territoire assez étendu dans la province de Languedoc, territoire dans lequel Marvejols se trouvait compris. Les habitants de cette ville, dont l'importance augmentait de jour en jour, se montrèrent, depuis lors, entièrement dévoués à la cause de la monarchie; et les successeurs de Louis IX leur firent plusieurs fois éprouver les effets d'une gratitude méritée.

Marvejols en LozèreDurant les guerres civiles qui éclatèrent au commencement du XVème siècle, Marvejols eut beaucoup à souffrir. Dès que la paix fut rétablie, Charles VII s'empressa de la dédommager en y instituant une monnaie royale (1443). Cette faveur ajouta singuliérement à son importance. On comptait déjà plus de deux mille feux dans la ville. Elle partageait avec Mende la juridiction de l'évêché de Gévaudan. Elle était plus peuplée, plus riche, mieux batie méme que cette dernière ville. Sa situation agréable offrait, en outre, plus d'avantages pour le commerce. Elle était telle, en un mot, que Louis XI, en 1483, crut faire un très-beau présent à Louis de Joyeuse, en lui donnant Marvejols quand ce seigneur épousa Jeanne de Bourbon.

Les guerres de religion trouvèrent Marvejols toute prête à y prendre une part active. Les habitants se déclarèrent en faveur des huguenots, et fournirent la plus grande partie des troupes à l'aide desquelles le baron d'Alais s'empara, en 1562, du château de Quesac. L'amiral de Joyeuse en garda bonne mémoire.

En 1586, au lieu de marcher sur Peyra, château situé entre son armée et Marvejols, il va droit à cette ville. Les habitants, pris au dépourvu, n'avaient pour les défendre qu'une très faible garnison, à la tète de laquelle, il est vrai, était le vaillant la Roche. Il fit de grands efforts pour repousser les assiégeants; il opéra des sorties vigoureuses; mais l'ennemi, le serrant de près, l'obligea bientôt à rester dans la ville. Pendant ce temps, deux mille hommes de troupes nouvelles venaient grossir l'armée de Joyeuse, qui feignit alors de diriger toutes ses forces du côté de La Canourgue. Les assiégés s'empressèrent. de porter tous leurs efforts sur ce point. Joyeuse ne perdit pas de temps. Il fit vivement attaquer la ville par un autre côté. A cette nouvelle, le trouble se répand dans la place; la garnison accourt en désordre. Mais les assiégeants avaient déjà pratiqué une large brèche. Force fut donc à la Roche de demander à capituler. Joyeuse lui imposa de sortir de la ville accompagné de ses troupes. Les soldats purent garder leur épée, les officiers toutes leurs armes. Joyeuse fit entrevoir aux habitants l'espoir du pardon; mais il exigea qu'ils se rendissent à discrétion. L'armée victorieuse entre alors dans la ville, sous le commandement de Saint-Vidal, homme de sang et de carnage. Aussitôt le massacre commence. Une grande partie des habitants est passée au fil de l'épée; on pille les maisons, on prille les remparts; on met ensuite le feu à ces ruines, et pour qu'il ne restât rien de Marvejols, on pousse la fureur jusqu'à détruire ses fondements. Il parait que ces violences convertirent ce qui restait d'habitants. Ils demandèrent à être baptisés catholiques, à condition qu'on leur permettrait de relever leurs foyers.

Marvejols en LozèreLe roi leur accorda cette grâce (1586); et dans la suite, lorsque Henri IV fut monté sur le trône, se souvenant des maux soufferts pour sa cause par les habitants de Marvejols, il se montra plus bienveillant encore envers eux. Il permit que les murailles de la malheureuse cité fussent reconstruites; il l'exempta de tous les deniers extraordinaires pendant neuf ans, et de toutes les impositions ordinaires pendant vingt ans; il lui assura enfin, pour six années, une rente annuelle de 600 livres (1592).

Marvejols en LozèreL'édit de Nantes, quelques années après, vint pacifier définitivement Marvejols; les catholiques la cédèrent même aux protestants pour garantir leur sûreté. Celle des habitants fut entière, depuis cette époque. Ils purent se livrer librement à leur génie pour le commerce, et six fois par an, une foire attira à Marvejols un grand nombre d'étrangers.

Il y avait à Marvejols. avant la Révolution, une collégiale dédiée à Notre-Dame de la Carce, et plusieurs couvents, tels que Dominicains, Cordeliers, Augustins, Capucins et religieux de l'ordre de Saint-Benoît. La justice s'y rendait au bailliage, dont le siége était alternativement à Mende et à Marvejols même, pendant deux années consécutives. Une juridiction royale était établie pour les habitants des terres dépendantes de la couronne. La police de la ville appartenait aux consuls, qui étaient au nombre de trois. Le premier jouissait du privilège d'assister aux États-Généraux de la province, privilège qui datait du règne de Charles V.

Aujourd'hui, Marvejols est encore une ville marchande. La ville. régulièrement construite, offre des rues aussi droites que belles et bien pavées; on dirait même qu'elle met une certaine coquetterie à les tenir dans un état de propreté supérieur à celui de la plupart des villes du midi de la France. On fabrique à Marvejols des cadis et autres étoffes de laine, et l'on y fait le commerce des serges, des tricots et des autres articles des manufactures du pays. Histoire des villes de France, Furne, 1848, Aristide Guilbert

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